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Et Le Dragon, c'était comment Anita ?

Et pour terminer cette année scolaire, voici mon feedback de deux productions externes mais soutenues par la Ménagerie et mises en scènes par deux dirigeantes de ses Ateliers : Sandrine Bourrain et Pascale Berger !

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LE DRAGON d’après Evgueni Schwartz par l’Atelier de Seconde du Lycée Français, mise en scène de Sandrine Bourrain – Première le 21 Mai 2012.

N’est-ce pas aussi le but du théâtre en plus du divertissement d’inciter le public à penser, à en savoir plus ? Et si après une soirée de théâtre divertissant, je me précipite sur mon livre d’Histoire, en l’occurrence sur l’internet, le but est atteint.

 

Une phrase sur le très joli flyer m’avait intriguée : « Ce monde fantastique devait pourtant bien avoir une once de réalité pour que la pièce fût interdite avant même sa première représentation en 1944. » Je vous donne un seul résultat de mes recherches, que je trouve très intéressant, parce que pour moi, il explique bien le côté double personnalité des personnages : « Nach Ansicht verschiedener Militärhistoriker war es Andrez Wilassow (ROA) mit Hilfe deutscher Freunde gelungen, sich an der Spitze einer unabhängigen Russischen Nationalarmee gegen Stalin zu erheben. Die Armeeangehörigen hätten mehrheitlich weniger mit dem nationalsozialistischen Deutschland sympathisiert, sondern ausschließlich gegen Stalin kämpfen wollen, um ihr Land von Bolschewismus zu befreien“. (Voici en gros ma traduction : l’Armée Indépendante Russe n’a pas vraiment sympathisé avec le nationalisme d’Hitler mais plutôt chercher à combattre Staline et le bolchevisme).

 

Mais revenons à nos moutons ou plutôt à notre Dragon. Un dragon à deux têtes humaines, une féminine et une masculine, très intéressant, c’est le principe Yin et Yang ? Un Lancelot vainqueur mais non aimé qui devient invisible grâce à un chapeau à la Humphrey Bogart et qui avec le même charme que l’acteur s’installe au piano, une Iphigénie/Elsa déchirée entre sa liberté de choix et la soumission envers un papa, tout de même plus sympathique qu’Agamemnon, un Bourgmestre bouillant d’énergie comme une théière sur un fourneau brûlant, soutenu et trahi par un Grand Filou de fils (je ne serais pas étonnée si ces deux lascars montaient un jour sur les planches), et des chattes lascives et bavardes se transformant en habitantes, forgerons, luthiers… Chacun et chacune, du Dragon à la Sentinelle, sans oublier les trois Divas au piano, tous et toutes étaient très présents dans leur rôle (après quelques minutes de trac) et ont montré et prouvé leur joie de jouer. Merci à vous ! Merci à Sandrine pour ce beau travail, aussi bien dans la créativité que dans la direction des élèves. Merci à tous les autres pour ce spectacle dont le décor m’a donné envie de grimper sur une échelle pour attraper un livre (non, je ne l’ai pas fait), avec des costumes plein de raffinement, des effets intéressants d’éclairage et d’ombres chinoises. Et enfin un grand Merci à Philippe Barrios pour sa musique directement importée de France.

Anita

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